Claude Cowork ou Claude Code : lequel choisir ?
Cowork agit dans un sandbox Anthropic sur les dossiers connectés. Claude Code s’exécute sur votre machine ou un VPS. Comparatif vérifié le 19 août 2026.
Quelle est la différence entre Claude Cowork et Claude Code ?
Claude Cowork et Claude Code sont deux agents d’Anthropic conçus pour des usages différents. Cowork travaille sur des documents et avec des outils bureautiques, dans les dossiers et les connecteurs auxquels vous lui accordez l’accès. Claude Code travaille sur une base de code et dans un shell, sur la machine depuis laquelle vous le lancez. Il peut s’agir de votre ordinateur portable ou d’un VPS (virtual private server) que vous louez.
La règle d’orientation est simple : si le livrable est un fichier qu’un collègue ouvrira, utilisez Cowork. Si le livrable est un commit ou un service en cours d’exécution, utilisez Claude Code.
Chaque affirmation sur les fonctionnalités ci-dessous a été vérifiée le 19 August 2026 à partir des pages officielles d’Anthropic : la page produit de Cowork, la présentation de l’architecture de Cowork, le guide de démarrage de Cowork et la documentation de Claude Code. Les disponibilités, les interfaces et les restrictions liées aux forfaits évoluent. Vérifiez donc la date de toute comparaison que vous consultez, y compris celle-ci.
Où chacun exécute-t-il le travail ?
C’est la différence qui détermine toutes les autres.
Cowork propose deux modes d’exécution, décrits séparément dans la page consacrée à son architecture. Dans une session locale, « la boucle de l’agent s’exécute nativement sur l’appareil ». Cela couvre la gestion de la conversation, la lecture et l’écriture de fichiers dans les dossiers connectés, les requêtes web et les serveurs MCP de plugins locaux. L’exécution du code a lieu dans une machine virtuelle Linux isolée sur ce même appareil, avec un filtrage des connexions sortantes et des restrictions sur les appels système.
Dans une session cloud, « la boucle de l’agent et l’exécution du code s’effectuent dans un sandbox isolé et temporaire sur l’infrastructure gérée par Anthropic ». Chaque session possède son propre sandbox, créé au démarrage de la session et détruit à sa fin. Les sandbox ne partagent aucun état entre eux. Ce sandbox ne peut pas atteindre les adresses privées, internes, link-local ou de métadonnées cloud. Chaque connexion sortante passe par un proxy que le sandbox ne peut ni reconfigurer ni contourner. Seules les destinations autorisées par la allow-list sont donc accessibles.
L’intérêt de la session cloud est que le travail continue même lorsque vous vous éloignez de votre ordinateur : fermez l’ordinateur portable et la tâche se poursuit. En contrepartie, le sandbox n’est pas votre machine. Il n’a accès ni à votre réseau domestique, ni à vos services internes, ni à vos serveurs, car les règles de sortie sont précisément conçues pour les bloquer.
Claude Code adopte une autre architecture. L’interface en ligne de commande (CLI) s’exécute comme un processus ordinaire sur la machine de votre choix. Elle hérite donc du système de fichiers, de la position réseau et des identifiants de cette machine.
curl -fsSL https://claude.ai/install.sh | bash
cd your-project
claudeLors de la première utilisation, vous êtes invité à vous connecter. Exécutez ces mêmes lignes dans une session SSH : Claude Code s’exécute alors sur le serveur et peut accéder à votre dépôt ainsi qu’à vos unités systemd.
Claude Code propose également un mode cloud, ce qui rend la comparaison moins nette, mais plus exacte. claude --cloud "fix the failing auth test" démarre une session sur une machine virtuelle isolée gérée par Anthropic. Cette machine clone le dépôt distant GitHub sur la branche courante, plutôt que votre copie de travail locale. claude --teleport rapatrie ensuite la session dans votre terminal, avec sa branche et son historique. En août 2026, l’interface web de Claude Code est documentée comme une fonctionnalité en avant-première pour les utilisateurs Pro, Max et Team.
Que peut toucher chacun ?
Cowork ne touche qu’aux éléments que vous lui connectez. Dans l’application de bureau, vous autorisez l’accès à des dossiers précis. Claude peut alors y lire, écrire et supprimer définitivement des fichiers. Les recommandations de sécurité d’Anthropic sont claires sur la conséquence : créez « un dossier de travail dédié à Claude » et n’y placez pas les dossiers qui contiennent des identifiants ou des données personnelles.
Les connecteurs répertoriés sur la page du produit couvrent Microsoft 365, Google Drive, Slack et Amplitude, ainsi que les connecteurs personnalisés que vous ajoutez vous-même. C’est la surface bureautique, et c’est là que Cowork trouve son intérêt.
Une session Cowork dans le cloud accède à vos fichiers locaux en interrogeant l’application de bureau présente sur cet appareil, via une connexion qu’Anthropic relaie. Deux conséquences en découlent. L’accès se limite aux dossiers que vous avez connectés. Et « si l’application de bureau est hors ligne, une session dans le cloud ne peut pas accéder à l’appareil ». Une tâche planifiée pendant la nuit qui a besoin d’une feuille de calcul locale ne trouve donc rien si l’ordinateur portable est éteint. Les tâches qui utilisent uniquement des connecteurs cloud continuent de s’exécuter.
Claude Code peut toucher à tout ce que le compte utilisateur qui l’exécute peut toucher. Cela inclut le dépôt, mais aussi apt, systemctl, docker, le socket de votre base de données et tout hôte accessible depuis le réseau auquel le serveur est connecté. Personne n’accorde ces accès dossier par dossier. C’est précisément l’objectif, mais aussi le risque.
L’outil qui limite ces accès est l’outil Bash en sandbox, activé avec /sandbox dans une session. Il est fourni avec Claude Code et utilise le système d’exploitation pour appliquer une limite au système de fichiers et au réseau pour chaque commande Bash et ses processus enfants. Claude peut ainsi exécuter la plupart des commandes sans s’arrêter pour demander une autorisation. Il fonctionne sur macOS, Linux et WSL2. Windows natif n’est pas pris en charge. Sous Windows, vous devez donc exécuter Claude Code dans une distribution WSL2.
Comment piloter une tâche et examiner le résultat ?
Cowork repose sur la transmission d’une tâche et la vérification du résultat. Vous attribuez le travail dans Dispatch, un fil de discussion permanent accessible depuis votre téléphone ou votre ordinateur. Une notification push arrive lorsque la tâche est terminée ou lorsque Claude attend votre autorisation. Claude vous envoie le résultat, un tableur ou une note, au lieu d’afficher chaque étape. Des indicateurs de progression montrent ce qu’il fait à chaque étape si vous souhaitez suivre l’exécution.
Les approbations proposent trois réglages, dont les noms sont explicites. Manually approve interrompt l’exécution pour demander votre confirmation à chaque action. Automatically approve permet à Claude d’examiner la sécurité des actions et de bloquer celles qui sont dangereuses. Skip all approvals supprime ces contrôles, mais la suppression de fichiers reste soumise à une confirmation. Le centre d’aide l’indique clairement, et cela mérite d’être répété : aucun mode ne remplace votre jugement, et vous restez responsable des actions de l’agent effectuées en votre nom.
Claude Code repose sur un diff. Vous observez son travail dans le terminal, vous lisez la modification proposée, puis vous l’examinez dans le workflow que vous utilisez déjà : branches et pull requests. Lorsque vous quittez votre bureau, Remote Control expose une session locale en cours afin de la surveiller depuis un navigateur ou l’application mobile. Le fonctionnement est identique à celui présenté dans piloter une session Claude Code depuis votre téléphone.
La planification existe des deux côtés. Cowork planifie des tâches exécutées dans le cloud, qui ne nécessitent donc plus que votre ordinateur reste allumé. Claude Code sépare les deux cas : les routines s’exécutent dans le cloud, tandis que les tâches planifiées sur le bureau s’exécutent sur votre machine et accèdent directement aux fichiers locaux.
Les connecteurs et les plugins remplacent-ils les serveurs MCP et les skills ?
Non, car les deux produits reposent sur la même pile d’extensions. MCP (model context protocol) est un standard ouvert qui permet de connecter un agent à des outils et des données externes. Les skills sont des instructions empaquetées que l’agent charge lorsqu’elles deviennent pertinentes. Les plugins regroupent des skills et des connecteurs. Dans Cowork, vous les gérez dans Customize, sous l’onglet Cowork.
La différence réelle concerne l’emplacement d’exécution du serveur. Les connecteurs MCP distants sont disponibles dans Claude, Cowork et Claude Desktop. Les serveurs MCP locaux font exception : « les connecteurs et plugins locaux qui incluent des serveurs MCP locaux fonctionnent uniquement via l’application de bureau ». Une session Cowork ouverte sur le Web ou sur votre téléphone ne les verra donc pas.
Claude Code utilise les mêmes serveurs MCP et ajoute les éléments nécessaires à un dépôt. CLAUDE.md à la racine du projet est lu au début de chaque session. Les hooks exécutent des commandes shell avant ou après une action. Un formatter peut ainsi être exécuté après chaque modification. Les sous-agents répartissent le travail dans plusieurs fenêtres de contexte. Ces fichiers se trouvent dans le dépôt. Ils sont donc relus et versionnés comme du code.
Si vous exécutez vos propres serveurs MCP sur un VPS, les serveurs distants sont accessibles depuis les deux produits. C’est la solution la moins coûteuse pour donner à Cowork accès à un service pour lequel Anthropic ne fournit pas de connecteur. La couche des skills est également partagée. Une skill que vous écrivez est donc portable, et la page skills d’agent décrit le format.
Que quitte votre machine ?
Répondez à cette question avant de connecter un dossier.
Dans une session Cowork cloud, de nombreuses données quittent la machine : « le travail de l’agent, y compris les fichiers locaux qu’il ouvre via l’application de bureau, est traité sur les serveurs d’Anthropic au lieu de rester sur l’appareil ». C’est le fonctionnement prévu. C’est aussi ce qui permet à la session de continuer après la fermeture de l’ordinateur portable. Une session Cowork locale conserve la boucle de l’agent et le traitement des fichiers sur l’appareil.
Avec Claude Code exécuté localement, le processus et les fichiers restent sur votre machine ou votre serveur. La sortie des commandes y reste également. Ce qui transite, c’est le contexte : le contenu des fichiers et la sortie des commandes que le modèle doit analyser, puisque le modèle lui-même s’exécute sur les serveurs d’Anthropic. Le terme « local » ne change rien à cet aspect. claude --cloud modifie davantage le fonctionnement, car la session cloud clone votre dépôt dans une machine virtuelle gérée par Anthropic.
Un point est important si vous travaillez avec des restrictions réseau. Les sessions cloud appellent l’API Anthropic depuis une infrastructure gérée par Anthropic, et non depuis votre réseau. Une liste d’autorisation d’adresses IP définie par l’organisation fait donc échouer toutes les sessions cloud hébergées par Anthropic avec une erreur d’authentification, jusqu’à ce que le support Anthropic exempte ces services.
Lequel devez-vous utiliser ?
Utilisez Cowork lorsque le travail porte sur des documents et des outils bureautiques. Créer une présentation à partir d’un dossier de recherches. Réconcilier deux feuilles de calcul. Rédiger une note de synthèse à partir de fils Slack et d’e-mails. Transformer un dossier de PDF en un résumé destiné à être lu. Ces tâches comportent de nombreuses étapes, utilisent plusieurs applications et produisent un fichier.
Utilisez Claude Code lorsque le travail porte sur une base de code, un terminal ou un serveur. Corriger un test en échec. Identifier le commit à l’origine d’une régression. Écrire une migration et l’exécuter. Comprendre pourquoi nginx renvoie une erreur 502 après un déploiement. Dans tous les cas où la réussite se vérifie avec une commande et la lecture de sa sortie.
Le critère décisif est cette vérification. Si vous vérifiez le résultat en ouvrant un document, Cowork convient. Si vous le vérifiez en exécutant une commande, utilisez Claude Code, car il peut exécuter lui-même la commande et lire le résultat.
Cowork est disponible avec les forfaits payants (Pro, Max, Team et Enterprise). Il fonctionne sur le Web, sur desktop et sur mobile. La version mobile est en bêta. Des versions desktop sont disponibles pour macOS, Windows, ChromeOS et Linux. Les restrictions selon le forfait évoluent plus vite que tout le reste ici. Consultez donc la page actuelle plutôt qu’un article. Retenez un point opérationnel : Cowork consomme davantage de quota que le chat standard, car un agent qui exécute de nombreuses étapes effectue de nombreux tours.
Si votre question porte en réalité sur l’agent de développement à adopter, et non sur le choix entre ces deux outils, la comparaison avec Cursor, Codex et Copilot est la page la plus utile.
Ce qui change lorsque le travail s’effectue sur un VPS
Un VPS est le cas où ces deux produits ne se recouvrent plus du tout. Un environnement sandbox Cowork dans le cloud ne peut pas atteindre les adresses privées, internes ou link-local. Il ne peut donc pas ouvrir de connexion SSH vers votre serveur, lire /var/log/nginx/error.log ni redémarrer une unité. Ces blocages sont intentionnels. Aucun réglage de l’interface Cowork ne permet de les supprimer. Une session Cowork locale s’exécute sur votre propre appareil et se trouve donc plus près de votre réseau. Elle fonctionne toutefois avec des dossiers connectés plutôt qu’avec des hôtes.
Claude Code sur le serveur n’a aucune de ces limitations. Les mesures de sécurité reposent donc sur vous. Exécutez-le avec un utilisateur normal disposant des règles sudo que vous avez choisies, et non avec root. Maintenez la session dans un répertoire de projet. Activez /sandbox afin que les commandes Bash soient limitées par une barrière appliquée par le kernel. Ne placez pas les identifiants dans l’arborescence de travail. Tout ce que l’agent lit peut être intégré au contexte, puis répété. Exécuter Claude Code en toute sécurité sur un VPS décrit en détail la configuration du compte, du firewall et de la session de terminal persistante.
Le schéma qui fonctionne est le suivant : le serveur contient le dépôt et les services, Claude Code s’y exécute dans une session de terminal qui survit à votre connexion SSH, et vous vous y connectez depuis l’endroit où vous vous trouvez. Le travail continue lorsque votre ordinateur portable se met en veille, car le processus s’exécute sur une machine qui ne se met pas en veille. Vous bénéficiez ainsi du même avantage qu’avec une session Cowork dans le cloud, mais par une autre méthode et sur du matériel que vous contrôlez.
Les échecs auxquels vous devez vous attendre
Une tâche Cowork planifiée n’a rien fait pendant la nuit. L’application de bureau était fermée. Une session cloud continue de fonctionner lorsque l’application se déconnecte, mais elle ne peut plus accéder à l’appareil. Toute étape qui lit un dossier connecté ne trouve donc rien à lire. Déplacez les données d’entrée vers un service cloud connecté ou laissez la machine allumée avec l’application ouverte.
Cowork a lu une page web, puis a effectué une action que vous n’aviez jamais demandée. Il s’agit d’une injection de prompt : des instructions dissimulées dans un contenu externe que Claude lit dans le cadre d’une tâche légitime. La défense consiste à limiter le périmètre d’impact. Connectez un seul dossier de travail au lieu de votre répertoire personnel et soyez prudent avec les serveurs MCP et les plugins que vous ne connaissez pas.
Claude Code a modifié un fichier auquel vous ne vous attendiez pas. Une session locale dispose des droits du compte utilisateur qui l’a démarrée. Lisez le diff avant de valider les changements et travaillez sur une branche que vous pouvez supprimer.
Une session Claude Code dans le cloud ne voyait pas vos derniers changements. claude --cloud clone le dépôt distant GitHub sur votre branche courante, et non votre checkout local. Les changements non validés ne lui sont donc pas visibles. Faites d’abord un push, puis démarrez la session.
FAQ
Claude Cowork peut-il modifier du code et exécuter des commandes comme Claude Code ?
Il peut exécuter du code, car l’exécution du code se fait dans le sandbox d’une session cloud et dans une machine virtuelle Linux isolée lors d’une session locale. Il n’est pas conçu autour d’un repository. Il n’y a pas de workflow de revue git, pas de lecture de CLAUDE.md à la racine du projet, pas de hooks et pas de terminal que vous pilotez vous-même. Pour un script ponctuel sur une feuille de calcul, Cowork convient. Pour travailler dans une codebase que vous maintenez, Claude Code est l’outil adapté, car la revue passe par git et la vérification du résultat se fait avec une commande.
Claude Cowork peut-il accéder à mon VPS ou à mon serveur interne ?
Une session cloud ne le peut pas. Le sandbox ne peut pas accéder aux adresses privées, internes, link-local ou de métadonnées cloud. Tout le trafic sortant passe par un proxy qui n’autorise que les destinations répertoriées. Une connexion SSH à votre VPS n’est donc pas disponible. Si vous voulez qu’un agent travaille sur un serveur, installez Claude Code sur ce serveur et exécutez-le sur place.
Ai-je besoin de l’application Claude Desktop pour utiliser Cowork ?
Oui, pour les fichiers locaux et les serveurs MCP locaux. Cowork fonctionne sur le web, sur desktop et sur mobile, mais une session cloud ne peut lire et écrire dans les dossiers connectés que lorsque l’application desktop est ouverte sur cet ordinateur. Les artefacts en temps réel, l’utilisation du navigateur et les connecteurs locaux sont des fonctionnalités desktop. Une tâche qui utilise uniquement des connecteurs cloud, comme Google Drive ou Slack, s’exécute sans l’application.
Puis-je réutiliser les mêmes skills et serveurs MCP dans les deux environnements ?
Pour l’essentiel, oui. Les connecteurs MCP distants fonctionnent avec Claude, Cowork et Claude Desktop. Les skills sont partagés. Une grande partie de votre configuration est donc portable entre ces environnements. Les serveurs MCP locaux font exception dans Cowork, car ils fonctionnent uniquement via l’application desktop. Claude Code ajoute ensuite des composants au niveau du repository, comme CLAUDE.md et les hooks. Cowork n’a pas d’équivalent pour ces composants.